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La guitare basse n'a été longtemps qu'un instrument d'accompagnement et elle le
reste d'ailleurs dans la plupart des styles de musique sauf dans le funk.
La funk lui a donné une importance prédominante et c'est ce qui fait la
différence de sonorité, cette chaleur et cette percussion qui vous donne envie
de danser et qui vous fait vibrer. Cette percussion est d'autant plus
puissante grâce à l'invention du slapp et du tapping, style de jeu
qu'expérimente le premier Larry Graham pour compenser l'absence d'un batteur.
Les bassistes deviennent donc des musiciens importants, ils composent
des morceaux et donnent même une sonorité particulière à des groupes, voir même
à des labels. La fin des années 70 et le début des années 80, donnent
naissance à des sonorités exceptionnelles, le funk est synonyme de basse.
L'arrivée des synthétiseurs en masse dès 83 sonne le déclin et le son change,
mais le funk existe toujours avec des sonorités plus électro.
Nous allons essayer dans cette rubrique de parler des gros bassistes, les plus connus, de fournir des infos et des photos. J'espère que vous pourrez y découvrir des choses. Pour finir, un petit conseil bien funky, si vous aimez la basse autant que nous, pour découvrir des groupes, achetez 82, c'est l'année et le son qui tuent!
S'il y a un précurseur c'est lui, James Jamerson le bassiste studio du label
Motown, le père du groove. Dans les années 60 et jusqu'en 70 il est le son de
la Motown, jamais crédité d'ailleurs sur les albums, ça ne se faisait pas à l'époque.
Il est donc sur tous les tubes de soul des années 60, mais on retiendra surtout que
c'est lui sur l'album de Marvin Gaye "What's goin' on".
En 73, Stevie Wonder débarque avec un album plein de synthétiseurs qui sonne la fin de Jamerson. Ce bassiste n'a donc jamais eu la gloire qu'il aurait dû avoir, il est mort en 83 (c'est peut-être un signe). Son fils, James Jamerson jr, a repris le flambeau et on peut écouter ses performances entre autres sur les disques de son groupe Chanson. Deux albums à ma connaissance en 78 et 79, avec un beau morceau en 79 "Rock don't stop", le reste est un peu disco.
Fin des années 60 début 70 il y a quelques gros bassistes précurseurs eux aussi, dont Larry Graham qui joua pour Sly and the family stone, notamment à Woodstock. On disait qu'il jouait tellement grave qu'il faisait trembler le sol. En 72, il forme le groupe Graham central station ( 7 albums ) et fait quelques albums solo ( 3 je crois ) mais le style est très spécial, à écouter quand même le morceau "Entrow" en 76 sur l'album "Mirror".
Le fou furieux Bootsy Collins et ses effets spaces. D'abord bassiste de James Brown, on lui doit la ligne de "Sex Machine", il devient ensuite le compère de George Clinton le créateur du P-FUNK. Pour ce qui est du funk il a fait un bon album "The one giveth" en 82, mais surtout produit un superbe morceau de Sweat Band en 80 "Freak to freak". Mais les premiers à sonner fort et funky sont sûrement Robert "Kool" Bell de Kool & the gang, Verdine White de Earth wind & fire, Marvin Isley des Isley brothers, Mervin Jones des Ohio players et aussi George Porter Jr des Meters.
La basse et le funk prenaient leur envol pour atteindre des sommets en 82! Et biensur, Monsieur Marcus Miller. Ainsi que Leon sylvers III qui défini à lui tout seul le son de la basse qui prend feu, la basse du label Solar. |